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brisures d'os
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“ Dear diary, what a day. I swear I've never been so depressed, miserable, and lonely in my entire life. It's like I know there's got to be somebody out there somewhere... just one person in this huge, horrible, unhappy universe who can hold me in their arms and tell me everything is going to be okay. And how long do I have to wait before that person shows up. I feel like I'm sinking deeper and deeper into quicksand... watching everyone around me die a slow, agonizing, death. It's like we all know way down in our souls that our generation is going to witness the end of everything. You can see it in our eyes. It's in mine, look. I'm doomed. I'm only 18 years-old and I'm totally doomed. „
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On lundi 30 novembre 2015 at 05:49
Je pensais (naïvement) que quitter ma ville était la solution. Je voulais faire table rase, repartir à zero, reset. Le fait est que j'avais oublié ce simple fait: la fuite en avant n'est jamais une solution. Déménager n'a rien changer, pour tout dire, ça n'a fait qu'empirer. Je ne me suis jamais sentie aussi vide et inutile de mes 24 ans sur terre. L'apathie prend le dessus - et je la laisse faire parce que je ne sais rien faire d'autre. Je me vois comme à travers une bouteille en verre. Je reconnais la forme, la silhouette, les couleurs... Mais je suis incapable de me remettre.
ça n'aide pas que les gens autours de moi soit dans la même situation ou incapable de comprendre la mienne. ça n'aide pas non plus que je soit (si) loin de ceux qui me soutienne et me remonte le moral habituellement. Je n'aurai jamais cru dire ça mais actuellement je tuerai pour pouvoir enfiler ma parka et me balader sans but dans les rues de Tours. J'ai hais ces rues et leurs familiarité, j'ai hais cette monotonie dans laquelle je me sentais prisonnière, mais le fait est - c'est tellement risible, vous pouvez en rire - que j'ai troqué une prison pour une autre.
"On n'apprécie ce que l'on a qu'une fois qu'on l'a perdu" c'est peut être simplement ça. Mais en réduisant ce que je ressent à ça, c'est comme diminuer quelque chose d'infini: impossible. La vérité c'est que je m'en veux pour plein de chose. Je m'en veux d'avoir bêtement persisté dans une voie qui me fait du mal parce que "l'an prochain ça sera surement mieux". Je m'en veux d'avoir raté des opportunités parce que "l'an prochain ça sera surement mieux". Et je me déteste d'avoir été si naïve et bornée. J'adore étudier, j'adore donner le meilleur de moi même, mais à quoi bon m'en rendre malade? A quoi bon si je ne trouve pas d’intérêt, si je n'arrive même pas à être heureuse?
L'an dernier était l'une des pires années scolaire de ma vie. Je n'ai jamais aussi travaillé, pleuré, été à bout... Et pourtant ça allait car j'étais bien entourée, je pouvais faire aller. Je pensais qu'en changeant de fac, de ville j'allais pouvoir être satisfaite - scolairement parlant -, que ce master m'apporterais quelque chose, comblerait un vide peut être... Mais c'est faux. Je suis juste frustré de ne pas apprendre ce qui m’intéresse, déçue, et pire que tout, en colère contre moi même parce que je sais pertinemment que j'ai (encore) gâché une année de ma vie 'pour ça'.
Et je me retrouve dans ce cercle vicieux de torpeur, d'apathie, et de colère contre moi même. Victime d'hubris, encore et encore, incapable de me satisfaire de ce que j'ai, de ce que je suis, toujours à chercher plus.
Et s'il n'y avait pas plus?
Je pense qu'il y a un moment dans la vie où on est confronté à soit même: ses choix, ses envies, ses ambitions, soit soit soit soit soit. Où je veux aller à partir de là? Qui je veux être? Qui je peux être. Ce que je ne serais jamais, ce qui n'arrivera jamais.
Il faut que j'accepte beaucoup de chose, je pense, que je fasse la paix avec moi même et que je prenne de vrai décisions, peu importe les qu'on-dira-t-on et autres facteurs qui me frênes. Que je regarde à travers cette foutue bouteille en verre et que je puisse me dire: Ok. C'est moi. Pas plus, pas moins, et c'est très bien comme ça. L'an prochain, je me ré-oriente. Je n'ai aucun idée si ce choix est le bon, je sais juste que j'arrive au bout de la corde, que psychologiquement je ne pourrais pas plus. 2 ans, 2 ans c'est la longueur de cette corde, mais ce semestre la méchamment entamé. Tant pis, je ferais avec. L'an prochain je m'engagerai dans le professorat, je croiserais les doigts très forts d'avoir mon concours du premier coup, et je soufflerai un grand coup. Ensuite... Ensuite on verra.
comment! comment! comment!
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"drink some water, avoid coffee, get some sleep.
if you feel a short pain in your chest, call an ambulance"
27 ans, prof, artiste, féministe, écrivaine, végétalienne. Mon but dans la vie c'est de ne pas tout foirer et me réveiller à 30 ans dans une vie que je déteste.✨
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